Au 16ème siècle, Bouillargues qui était un petit bourg au moment des guerres de religions, changea plusieurs fois de mains.
La population catholique se souleva le 12 octobre 1572 pour prêter main forte aux Nîmois.
La pénétration du Calvinisme dans le village a été rapide et le passage de nombreux prédicateurs venus de Genève l’atteste.
Pendant ces troubles, l’église fut ruinée et reconstruite en 1654 : au même moment, les Huguenots qui formaient la moitié de la population bâtirent un temple. Le 22 décembre 1663, sa démolition fut ordonnée.
Le 13 juillet 1757, Joseph de Louet, Baron de Manduel, fut baille à titre d’inféodation en arrière fief.
La domination des Seigneurs de Manduel passa à celle du juriste MASSIP; François Hercule MASSIP dit « Bouche d’or » prit le titre de seigneur de Bouillargues. La propriété rurale, apportée dans la corbeille par son mariage avec Catherine MAZAUDIER veuve de DAGUILHEMET, était la plus importante du village.
Le 15 mars 1790, Bouillargues fut érigée en commune par ordre du comité exécutif du directoire de Nîmes. Les hameaux de Garons, Caissargues et Rodilhan y furent annexés. La nouvelle commune était dirigée par une majorité de protestants. Le 9 novembre de la même année, l’Assemblée Nationale vota l’autonomie de la commune.
En 1836, le hameau de Garons, 550 habitants fut érigé en commune; en 1904, Caissargues 510 habitants fut à son tour érigée en commune, puis ce fut le tour de Rodilhan 250 habitants. Il ne restait plus au village de Bouillargues que 1250 habitants.
Que de chemin parcouru depuis le temps où la commune était essentiellement agricole avec 2 maréchaux-ferrants, 2 bourreliers, 1 charron !
Dans les rues non goudronnées, les rigoles étaient faites de galets, les 7 troupeaux de brebis qui traversaient le village (sans parler de la transhumance) soulevaient un nuage de poussière, qui profitait aux quartiers de viande que les bouchers suspendaient devant leur étal. Quand on parle maintenant de salubrité et d’hygiène !!!
L’ancienne mairie devenue le siège du crédit agricole et la nouvelle mairie située dans le parc magnifique, tout cela était la propriété de la famille MASSIP de Bouillargues.
Bouillargues était un des plus gros producteurs de céréales de la région.
Bouillargues peut s’enorgueillir d’avoir vu naître le 26 novembre 1842 Magdeleine BRES qui fut la première femme médecin de France en 1875.
Gilles TESTAI